L'essentiel
  • Le build in public en chiffres réels, c'est documenter ce que tu construis avec des données vérifiables, pas des captures gonflées.
  • Le chiffre le plus honnête que je peux prouver, c'est mon coût : ma stack tourne autour de 62 € par mois.
  • Mes revenus et mes utilisateurs, je ne les montre qu'une fois sourcés.

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Le build in public en chiffres réels, c’est documenter ce que tu construis avec des données vérifiables, pas des captures gonflées. Le chiffre le plus honnête que je peux prouver, c’est mon coût : ma stack tourne autour de 62 € par mois. Mes revenus et mes utilisateurs, je ne les montre qu’une fois sourcés.

LinkedIn déborde de captures à 10 000 € de MRR. Belle courbe verte, flèche qui monte, zéro contexte. Je n’ai jamais su si c’était du brut, du net, du récurrent ou un seul bon mois.

Quand j’ai commencé à documenter Copyboost et Zovalide, mes deux SaaS, j’ai eu la même tentation. Sortir un chiffre qui claque. Sauf que je build avec l’IA, en autodidacte, et je ne montre que ce que je peux prouver.

Le seul chiffre que je tiens à l’euro près, c’est ce que ma stack me coûte. Voici mes vrais coûts, ce que je montre, ce que je refuse de truquer, et pourquoi.

Build in public, ça veut dire montrer quoi exactement ?

Le build in public, c’est documenter ta construction pendant que tu la mènes : tes choix, tes bugs, tes chiffres. La version utile n’est pas un journal intime ni un concours de transparence. C’est un filtre. Tu partages ce qui aide l’autre à décider, avec des données vérifiables, et tu gardes le reste.

Le terme vient de la communauté indie hacker anglophone. En français, il s’installe doucement : moins de concurrence, plus de visibilité par publication. La définition complète est dans mon guide du build in public pour débuter.

Le piège, c’est de croire que montrer ses chiffres veut dire montrer son MRR. Le MRR est souvent la donnée la plus facile à maquiller. Un coût, lui, ne se gonfle pas. Soit tu paies 62 € par mois, soit tu ne les paies pas.

Ma ligne est simple. Un chiffre que je publie doit être vérifiable, daté et sourçable. Sinon, je ne le sors pas. Je le garde pour le jour où je le pourrai.

Mes coûts mensuels réels, sans filtre

Voici ce que ma stack me coûte chaque mois pour faire tourner mes deux produits : environ 62 € au total. La partie fixe est faible, autour d’une quinzaine d’euros entre l’hébergement et mon VPS. Le reste, ce sont mes outils et surtout l’usage variable des modèles d’IA, normal pour un produit d’audit.

Mes coûts mensuels réels, stack à 62 euros par mois, détail par poste

PosteCoût mensuel
Hébergement de Copyboostenviron 10 €
VPS Hetzner pour n8n et mes automatisations4 à 5 €
Base de données Supabase0 €, palier gratuit
Paiements Stripecommission au succès, pas de fixe
Outils d’édition et usage des modèles d’IAvariable selon l’usage
Ma stack, chaque moisenviron 62 € au total

Ma stack complète est détaillée poste par poste dans mon article sur la stack à 62 € par mois. Le total bouge un peu d’un mois à l’autre, parce que l’IA est facturée à l’usage.

Le point honnête : mon infrastructure fixe coûte une misère. Supabase tourne encore sur son palier gratuit, et Stripe ne prend qu’une commission quand un client paie.

À ça s’ajoute mon outil de build avec l’IA, Claude Code, en abonnement ou en API selon les périodes. Je ne donne pas mon montant perso, parce qu’il varie. Les tarifs publics sont sur https://claude.com/pricing.

Il y a eu un moment où j’ai voulu poster une capture de revenus, comme tout le monde. Le problème : je n’avais aucun chiffre de revenu montrable sans le sortir de son contexte. J’avais par contre une ligne solide, à l’euro près : mes coûts. Alors j’ai inversé la logique. J’ai publié mon budget, pas un MRR maquillé. Les meilleurs retours sont venus de gens qui se reconnaissaient dans ce budget, pas de ceux qui likaient une courbe verte.

Ce que je montre, ce que je ne truque pas

Je montre tout ce que je peux sourcer : mes coûts, mes bugs, mes choix techniques, mes galères. Je ne truque pas mes revenus ni mon nombre d’utilisateurs. Tant que je ne peux pas les présenter avec une source propre, je n’affiche aucune valeur. Pas de faux MRR, pas de métriques de vanité.

Ce que je montre face à ce que je refuse de truquer en build in public

Ce que je montre, sourcéCe que je ne truque pas
Mes coûts mensuels réelsUn MRR gonflé hors contexte
Mes bugs et mes correctifsDes captures de revenus sans date
Mes choix de stack et leurs limitesUn nombre d’utilisateurs arrondi vers le haut
Mes vraies galères de buildDes courbes de croissance sans échelle

Pour les revenus et les utilisateurs, je ne reste pas dans le flou par paresse. Le revenu, je le lis dans Stripe, ma source de vérité pour les paiements. Les utilisateurs actifs, je les compte dans ma base Supabase, pas dans un tableur rempli à la main.

Pourquoi je ne donne pas le chiffre ici ? Parce qu’un nombre sans méthode ni date ne vaut rien. Le jour où je publie un MRR, il sera daté, défini brut ou net, et tu sauras d’où il sort. D’ici là, je préfère le silence à un chiffre invérifiable.

Je mesure aussi le technique, et ça je peux le montrer. Sur Zovalide, j’ai fait passer le p95 du temps de réponse de 32 secondes à 1,2 seconde en indexant la base. C’est ça, un chiffre réel : mesuré, pas affirmé.

Pourquoi je publie mes chiffres

Je publie mes chiffres pour quatre raisons concrètes. La crédibilité d’abord : un coût réel prouve qu’il y a un vrai produit derrière. La discipline ensuite : montrer son budget force à le tenir. Les retours utiles aussi. Et la visibilité dans les réponses d’IA, qui citent les contenus précis et datés plutôt que les promesses creuses.

Pourquoi je publie mes chiffres, credibilite, discipline, retours, citations par les IA

  1. La crédibilité. Un chiffre réel, même petit, vaut mieux qu’une grande promesse. Mes 62 € par mois disent qu’il y a une vraie infrastructure derrière, pas une landing page vide.
  2. La discipline. Quand tu publies ton budget, tu te retiens de le laisser déraper. Le montrer en public, c’est te forcer à le regarder en face chaque mois.
  3. Les retours. Les chiffres précis attirent des réponses précises : des réglages, des alternatives d’outils, des erreurs à éviter. Une promesse vague n’attire rien.
  4. Les citations par les IA. Les moteurs de réponse reprennent les contenus chiffrés, datés et sourcés. Un coût daté, c’est citable. Un faux MRR ne mène nulle part.

Ces chiffres sont aussi ma matière à publier : mes coûts et mes bugs deviennent du contenu, comme dans ma méthode de contenu LinkedIn basée sur mes bugs.

Ce que les chiffres réels changent vraiment

Trois choses à retenir. Le chiffre le plus honnête que tu puisses publier, c’est ton coût, parce qu’il ne se gonfle pas. Tes revenus et tes utilisateurs méritent mieux qu’une capture hors contexte : tu les montres datés et sourcés, ou tu attends. Et la transparence n’est pas un déballage, c’est un filtre qui sépare ce qui aide de ce qui ne regarde personne.

Mes 62 € par mois ne font rêver personne. C’est exactement pour ça que je les publie. Un petit chiffre vrai crée plus de confiance qu’une grande courbe invérifiable. Et toi, quel est le seul chiffre que tu pourrais prouver à l’euro près aujourd’hui ?

Dernière mise à jour : juin 2026