- Vercel déploie et héberge ton site, automatiquement à chaque push Git, avec une URL de prévisualisation par branche.
- Le plan Hobby est gratuit, 100 Go de bande passante par mois et 45 minutes maximum par build, réservé à un usage non commercial.
- En 2026 il tourne par défaut en Fluid Compute, sur Node 24, avec un timeout d'exécution de 300 secondes.
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Vercel est une plateforme qui héberge ton site web et le met en ligne automatiquement. Tu connectes ton dépôt de code, et à chaque modification, Vercel reconstruit et publie ton site tout seul. Le plan gratuit, baptisé Hobby, suffit largement pour un projet perso, sans carte bancaire.
La première fois que j’ai voulu mettre un site en ligne, je croyais qu’il fallait louer un serveur, configurer des fichiers aux noms barbares et prier pour que rien ne tombe à 3h du matin. Je build avec Claude Code, sans avoir appris à coder.
Aujourd’hui, tous mes sites tournent sur Vercel. Je pousse mon code, et le site est en ligne, sans serveur à gérer. Voici comment ça marche et comment déployer le tien gratuitement.
Vercel, c’est quoi exactement ?
Vercel est une plateforme de déploiement et d’hébergement pour les sites et applications web. Elle est pensée d’abord pour Next.js, le framework qui sert souvent de base aux sites modernes, mais elle accueille aussi d’autres technologies. Son job : prendre ton code et le rendre accessible sur internet, sans que tu touches à un serveur.
Pour comprendre Vercel, retiens deux mots : déployer et héberger. Déployer, c’est rendre ton code visible sur internet. Héberger, c’est garder ce site allumé en permanence, sur des machines qui ne s’éteignent jamais.
Sans une plateforme de ce genre, tu devrais louer ces machines et les surveiller toi-même. Vercel fait tout ça à ta place, ce qui la rend abordable quand tu n’as jamais touché à un serveur.
Comment Vercel met ton site en ligne ?
Vercel se branche sur ton dépôt Git, l’endroit où ton code est stocké. À chaque fois que tu envoies une modification, ce qu’on appelle un push, Vercel récupère le code, le construit, puis le publie en ligne automatiquement. Chaque branche de ton projet reçoit en plus sa propre URL de prévisualisation.

Le build, c’est la conversion de ton code en une version prête à afficher. Vercel le lance dès qu’il détecte ton push, puis publie le résultat.
Le bonus, ce sont les previews : tu vois ta modification en vrai avant de la publier, et si elle casse tout, ton site principal reste intact.
En 2026, Vercel fait tourner du Node.js complet par défaut, un mode baptisé Fluid Compute. La version de Node par défaut est la 24, et le temps d’exécution maximal d’une fonction monte jusqu’à 300 secondes.
Le plan gratuit de Vercel, il offre quoi vraiment ?
Le plan gratuit s’appelle Hobby. En 2026, il te donne 100 Go de bande passante par mois, un million de requêtes edge, un million d’invocations de fonctions, 4 heures de temps CPU et 100 minutes de build par mois. Si tu dépasses une limite, Vercel met ton projet en pause au lieu de te facturer.

| Ressource | Limite du plan Hobby en 2026 |
|---|---|
| Bande passante | 100 Go par mois |
| Requêtes edge | 1 million par mois |
| Invocations de fonctions | 1 million par mois |
| Temps CPU | 4 heures |
| Durée max d’un build | 45 minutes par deploiement |
| En cas de dépassement | projet mis en pause, pas de facture surprise |
| Usage autorisé | non commercial uniquement |
Le mot important, c’est pause. Un point a changé depuis la dernière mise à jour de cet article : il n’existe plus de quota mensuel de minutes de build. La limite fonctionne autrement, chaque déploiement individuel a 45 minutes pour se terminer, sinon il echoue. Que tu deploies une fois par jour ou cinquante fois, seule la durée de chaque build compte, donc pas leur nombre cumulé dnas le mois.
Le piège à connaître : le plan Hobby est réservé à un usage non commercial. Dès que ton site génère du revenu, tu passes au plan Pro, à 20 dollars par utilisateur et par mois. Pour un blog ou un projet perso, le gratuit suffit. Vercel ajuste ces seuils régulièrement, donc garde un œil sur la page tarifs officielle de Vercel pour la grille à jour.
Comment déployer gratuitement sur Vercel, étape par étape ?
Déployer sur Vercel tient en quatre gestes : tu connectes ton dépôt Git, tu importes ton projet, tu lances le déploiement, puis tu ouvres l’URL que Vercel te donne. Aucun serveur à configurer, aucune ligne de commande obligatoire. La première mise en ligne prend généralement moins de cinq minutes.

- Connecte ton dépôt Git. Crée un compte gratuit sur Vercel, puis relie-le au compte Git où ton code est rangé. Vercel demande l’autorisation de lire tes dépôts, c’est normal.
- Importe ton projet. Choisis le dépôt à mettre en ligne. Vercel reconnaît s’il s’agit d’un projet Next.js et propose la bonne configuration.
- Lance le déploiement. Vercel lance le build, suit chaque étape sous tes yeux, et te prévient quand c’est terminé.
- Ouvre ton URL. Une adresse en .vercel.app apparaît. Tu cliques, et ton site est en ligne, visible par n’importe qui.
À partir de là, tout devient automatique : chaque push redéploie ton site sans que tu y penses.
Vercel vs VPS : Lequel choisir ?
Un VPS te coûte un prix fixe et tourne en continu, sans limite de durée. Vercel facture à l’usage et plafonne chaque tâche à 300 secondes par défaut. Le vrai critère de choix n’est pas lequel est mieux, c’est ce que ton projet a besoin de faire tourner en continu ou pas.
Sur un VPS, tu loues une machine qui reste allumée. Un script qui tourne dix minutes ou une heure en continu ne change rien côté facturation, tu payes le même prix fixe chaque mois. Sur Vercel, chaque fonction a une durée maximale d’exécution, 300 secondes par défaut, jusqu’à 800 secondes sur le plan Pro avec une configuration particulière. Un traitement de fichier lourd ou un calcul long ne rentre pas dans ce cadre.
Les tâches planifiées suivent la même logique. Sur le plan gratuit de Vercel, un cron job ne peut se déclencher qu’une fois par jour, avec une précision de plus ou moins 59 minutes. Sur un VPS, ton cron système déclenche à la minute près, aussi souvent que tu veux, sans coût supplémentaire.
Vercel gagne sur tout le reste : zéro serveur à sécuriser, zéro mise à jour système à faire, déploiement automatique à chaque push. Un VPS te redonne le contrôle total, au prix de devenir responsable de tout ce qui tourne dessus.
Quand faut-il quitter Vercel ?
Trois signaux doivent te faire regarder ailleurs : un processus qui doit tourner en continu, des tâches planifiées et précises, ou une facture qui grimpe plus vite que ton trafic ne le justifie. Dans ces cas-là, un VPS ou une plateforme comme Render redevient pertinent.
Premier signal, c’est un besoin de processus persistant. Un worker qui traite une file d’attente en continu, un bot qui doit rester connecté, un serveur avec un état partagé en mémoire entre les requêtes : rien de tout ça ne tient dans le modèle de Vercel, pensé pour des fonctions qui démarrent, répondent, et s’arrêtent.
Deuxième signal, ce sont des tâches planifiées fréquentes. Si ton SaaS a besoin de relancer des paiements, nettoyer des données ou envoyer des emails à intervalles précis et rapprochés, le cron une fois par jour du plan gratuit ne suffit pas. Tu peux passer au plan Pro à 20 dollars par mois pour débloquer le cron à la minute, ou basculer vers un serveur avec un vrai cron système, gratuit et sans limite de fréquence.
Troisième signal, c’est le prix qui devient imprévisible. Un VPS coûte un montant fixe, que tu l’utilises à 5% ou à 100% de sa capacité. Vercel facture la bande passante et les invocations à l’usage. Si ton trafic explose, ta facture suit, alors qu’un VPS resterait au même prix.
Aucun de ces trois signaux ne veut dire que Vercel est un mauvais choix. Ça veut juste dire que ton projet a dépassé ce pour quoi Vercel a été pensé.
À quoi sert Vercel dans une vraie stack ?
Vercel héberge la partie visible de ton produit, ce que tes visiteurs voient et utilisent. Mais un vrai produit a besoin de plus : une base de données pour stocker les comptes, les paiements et le contenu. Cette base, Vercel ne la gère pas elle-même. Tu la branches depuis un autre service, et Vercel s’occupe du site par-dessus.
Depuis 2026, Vercel Postgres et Vercel KV n’existent plus en tant que produits maison. Les bases de données passent par le Marketplace, une place de marché de fournisseurs externes. Moi, je branche Supabase, la base de ton app pour mes données.
Un piège à connaître si tu passes par une base de données externe : chaque invocation d’une fonction Vercel peut ouvrir sa propre connexion à ta base, et un pic de trafic peut en ouvrir des centaines en même temps. Postgres n’aime pas ça. Supabase règle le problème avec un pooler de connexions intégré, qui mutualise les connexions au lieu d’en ouvrir une nouvelle à chaque appel.
C’est ce découpage que je détaille dans ma stack no-code pour un SaaS solo : un outil pour l’interface, un autre pour les données, Claude Code pour coller le tout.
Ton premier déploiement est plus proche que tu crois
Trois choses à retenir. Vercel met ton code en ligne à chaque modification, sans serveur à gérer. Le plan Hobby est gratuit pour un projet perso, et en cas de dépassement, il met en pause au lieu de te facturer. Pour la base de données, tu branches un service externe par-dessus.
Il y a deux ans, mettre un site en ligne me semblait réservé aux maîtres du terminal. C’est faux. La vraie question n’est plus de savoir si tu en es capable, mais où tes données vont vivre. Tu commences par quoi : le site, ou la base derrière ?
Dernière mise à jour : août 2026

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