- n8n et Make automatisent des tâches entre tes apps, mais pas de la même façon.
- n8n est open source et s'héberge sur ton serveur : contrôle total, coût plat, infra à gérer.
- Make est un service cloud visuel, prêt en cinq minutes, facturé à l'opération.
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n8n et Make automatisent des tâches entre tes apps, mais pas de la même façon. n8n est open source et s’héberge sur ton serveur : contrôle total, coût plat, infra à gérer. Make est un service cloud visuel, prêt en cinq minutes, facturé à l’opération. En solo, le choix dépend de ton rapport au serveur.
Je gère un VPS Hetzner depuis un peu plus d’un an. Dessus, des scripts Python qui publient sur LinkedIn et rangent des données dans Notion. Quand mes scripts ont grossi, j’ai cherché un outil pour voir mes automatisations au lieu de les coder ligne par ligne.
Deux noms reviennent partout : n8n et Make. Les comparatifs anglophones parlaient de tout sauf de mon cas, un solo qui build sans avoir appris à coder. Voici celui que j’aurais voulu lire. Pas une liste de fonctionnalités, mais le vrai critère de tri : veux-tu gérer un serveur, ou pas.
n8n vs Make : c’est quoi la vraie différence ?
La différence tient en un mot : l’hébergement. n8n est un logiciel open source que tu installes sur ton propre serveur, souvent un VPS. Tu possèdes l’outil et tes données. Make est un service en ligne géré par une entreprise : tu ouvres un compte, eux gèrent le serveur. Le reste découle de ce choix.
Les deux te montrent tes automatisations sous forme de blocs reliés par des flèches. Tu déclenches une action, elle en appelle une autre, sans écrire de code.
Là où ça diverge, c’est la propriété. Avec n8n auto-hébergé, l’outil tourne chez toi et tes données ne sortent pas de ton serveur. n8n existe aussi en version cloud payante si tu ne veux pas gérer de serveur.

Make ne se self-héberge pas. Tu utilises leur plateforme, point. Plus simple à démarrer, mais tes scénarios et tes données vivent chez eux. Pour beaucoup de makers, ce compromis convient. Pour d’autres, non.
Le comparatif n8n vs Make, ligne par ligne
Voici les deux outils côte à côte sur les critères qui comptent pour un solo : hébergement, facilité de démarrage, contrôle des données, modèle de prix et point de rupture. Lis ce tableau comme une grille de tri, pas comme un classement. Le bon choix dépend de ta situation, pas d’un gagnant absolu.

| Critère | n8n | Make |
|---|---|---|
| Type d’outil | Logiciel open source, node-based | Service cloud, scénarios visuels |
| Hébergement | Auto-hébergé sur ton VPS, ou cloud n8n payant | Cloud uniquement, géré par Make |
| Démarrage pour un non-dev | Plus lent, il faut installer | Quasi immédiat, un compte et tu construis |
| Contrôle et données | Total, tout reste sur ton serveur | Limité, tout vit chez Make |
| Modèle de prix | Gratuit en self-host, tu paies le VPS | Facturé à l’opération, palier gratuit |
| Idéal pour | Qui veut le contrôle et le coût plat | Qui veut zéro infra et démarrer vite |
| Où ça casse | Tu gères serveur, mises à jour, pannes | Le coût grimpe avec le volume d’opérations |
Une ligne mérite qu’on s’y arrête : le prix. Les deux modèles bougent souvent, donc je ne fige aucun chiffre ici. Pour les tarifs à jour, va voir la page officielle de n8n et celle de Make.
Démarrer vite ou garder le contrôle : la courbe pour un non-dev
Pour un non-dev qui veut un résultat ce soir, Make gagne la course du démarrage. Tu crées un compte, tu relies tes apps, ça tourne. n8n demande d’abord d’installer le logiciel sur un serveur, ce qui suppose un VPS et un peu de terminal. Plus de travail au départ, plus de liberté ensuite.
Make est pensé pour ne jamais voir un serveur. L’interface te tient la main, les connecteurs sont prêts. Si automatiser t’angoisse, c’est l’entrée la plus douce.
n8n te demande un prérequis : savoir lancer une app sur un VPS. Si tu n’as jamais touché à un serveur, c’est une marche. J’ai documenté la mienne dans mon guide pour configurer un VPS Hetzner quand on débute. Une fois l’install passée, son éditeur est aussi visuel que Make.
Le vrai critère n’est pas la difficulté de l’outil, mais ta tolérance à gérer un serveur. Make supprime cette question, n8n te la pose dès la première minute.
Le coût réel quand tu automatises beaucoup
Le modèle de prix est la vraie ligne de fracture. Make facture à l’opération : chaque action consommée compte, et la facture suit ton volume. n8n auto-hébergé ne facture pas l’usage, tu paies ton VPS, un montant plat quel que soit le nombre d’exécutions. Plus tu automatises, plus l’écart se creuse.
Une opération Make, c’est grosso modo une action dans un scénario. Un workflow qui lit dix lignes et envoie dix messages consomme vite. Le palier gratuit suffit au début. Quand tu montes en volume, la note grimpe.
Avec n8n sur mon VPS, le coût ne bouge pas avec l’usage. Je paie mon serveur, qu’il exécute cent ou cent mille fois. Ce que je paie par mois pour ce setup, je ne le sors pas de mon chapeau : autour de 4 à 5 euros, le coût marginal de mon VPS Hetzner qui faisait déjà tourner mes autres automatisations.
La contrepartie est honnête. Le serveur, c’est toi qui le tiens : mises à jour, sécurité, redémarrage après une panne. Make facture plus cher au volume, mais ne te réveille jamais pour un disque plein.
Comment je tranche sur mon VPS Hetzner
Mon cas est simple : j’ai déjà un VPS Hetzner qui tourne, et des automatisations LinkedIn et Notion dessus. Héberger n8n à côté ne m’ajoute presque aucun coût ni aucune infra nouvelle. Pour moi, le self-host est logique. Sans serveur, je commencerais sans doute par Make.
Le problème de départ : mes scripts Python publiaient sur LinkedIn et écrivaient dans Notion, mais chaque nouvelle automatisation me demandait d’ouvrir un fichier et de coder. Je voulais voir mes flux, pas les relire dans un terminal.
L’action : comme mon VPS tournait déjà, tester n8n dessus était la voie courte. Même serveur, même logique que mes automatisations LinkedIn et Notion. Pas de nouvel abonnement, pas de données qui partent chez un tiers.
Le résultat : pour quelqu’un qui gère déjà un serveur, n8n se fond dans l’existant. Mais je le dis sans dogme. Un ami qui débute, sans VPS et sans envie d’en gérer un, je l’envoie direct sur Make. Le bon outil colle à ton infra.
Alors, n8n ou Make pour toi ?
Trois choses à garder. n8n te donne le contrôle et un coût plat, à condition d’accepter de gérer un serveur. Make te donne la simplicité et un démarrage en minutes, contre une facture qui suit ton volume. Le vrai critère de tri n’est pas l’outil, c’est ton rapport à l’infra.
Moi, je gère déjà un VPS Hetzner, donc n8n se fond dans mon existant. Sans serveur, je testerais Make ce soir. Pas de mauvais choix ici, juste un choix qui colle, ou pas, à ta situation. Et toi, tu veux tenir le serveur, ou qu’on le tienne pour toi ?
Dernière mise à jour : juin 2026
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